Plein de petits Lyonnais au Tchad, Al hamdu lillah aucun stéphanois

Plein de petits Lyonnais au Tchad, Al hamdu lillah aucun stéphanois

mardi 4 novembre 2008

PALA 10 JOURS

La rentrée des classes s’est faite le 1er octobre et 1 fois n’est pas coutume les étudiants sont en grève parce qu’ils n’ont comme d’habitude pas touché leur bourse.



Je me suis offert dix jours de vacances à Pala, petite ville du sud ouest du pays chez Sylvain ; collègue et ami DCC qui fait le même taff que moi, ce n’a pas été que des vacances puisque que je l’accompagnais tous les jours pour voir comment il travaillait, et pour parler béton et ferraille et apprendre à me servir d’un logiciel de dessin.

On en a aussi profité pour se faire de belles balades en brousse dont une expédition sur deux jours à Fianga, petite ville à 80km au nord de Pala, il faut pas moins de 2h30 car la piste n’est pas vraiment en bon état. Mais le sentiment de liberté à traverser ces paysages de brousse en bécane a été bien plus fort que mon mal au fion.
On s’entend très bien avec Sylvain et nous avons passé 10 jours à partager sur nos expérience, à refaire le monde, et aussi a se dire que nous étions des sacrés veinards de vivre cette formidable aventure. Nous nous sommes fait bien plaise au niveau culinaire, avec plusieurs passages au sympathique marché de la ville pour ensuite passer de long moment à se faire des bons plats.
C’était aussi beaucoup d’invitation chez ses amis, car il fallait inviter l’étranger de Sylvain.
Le mieux pour résumer les vacances c’est les photos (et c’est beaucoup mieux en vrai) :

A certain moment si Sylvain s’était appelé Sylvette avec un peu plus de poitrine et un peu moins de poils…..












Sortie à Fianga:





Photos sans commentaires:



J’avais fait la route aller avec un vieux et excellent prêtre italien Guido, le retour a été un peu plus cocasse à bord d’une « occasion du marché » on était 26 à bord (l’équivalent français embarquerait 9 personnes) d’un véhicule de la « confiance express », c’est pratiquement ce qui se fait de mieux, la compagnie est ponctuelle et on n’est pas trop serré, 7h de route avec 10minutes de pose à mi chemin, ça aussi ça fait mal au fion.



Ces quelques jours m’ont bien changer les idées, j’ai rattaquer daildail le boulot et depuis la rentrée je suis des cours d’arabe tchadien et je tiens une après midi par semaine une permanence de soutien en maths et physique pour les premières et terminales dans un centre de soutien scolaire (où travaille Angélique et Max), c’est une sacré blague car j’étais une sacré brèle déjà à l’époque de mon bac donc 8ans après…Je m’en sort pas trop mal car j’ai la chance d’avoir eut une quiche en prof qui m’a appris comment ne pas répondre aux questions (Olivier pour ceux qui le connaissent). Mais ce n’est pas cool donc je vais voir à plutôt prendre des collégiens.


A part ça en ce moment N’djamena semble bouger beaucoup, des travaux un peu de partout rien de comparable à une capitale digne de ce nom, mais on sent que les événements de février sont loin et qu’elle prend à nouveau de l’élan. On n’entend plus trop parlé de rébellion même si l’on sait que dans l’est du pays la situation est toujours plus lamentable.

Le président doit être de plus en plus paranoïaque surtout depuis le jour ou l’un de ses garde du corps a tenté de l’assassiner, (information très peu divulguée car il s’agit d’une personne de la même ethnie que lui) l’armée nationale est maintenant plus armé que jamais, puisqu’elle est équipé d’hélicoptère de combat et parait-il d’avions de chasse ça doit décourager les rebelles dans leurs pick-up.

Le temps est agréable en ce moment, la journée il peu faire très chaud mais c’est une chaleur sèche, et les nuits sont plutôt fraîche.

Sinon avec la team DCC N’djamenoise on se fait aussi régulièrement des sorties le week-end pour travailler le couper décaler.
"A tout moment"

samedi 4 octobre 2008

RAMADAN



La saison des pluies touche à sa fin, depuis début septembre, elles sont de plus en plus espacées, il peut pleuvoir encore un peu début octobre et ensuite il ne pleuvra plus jusqu’en juin l’année prochaine. Le niveau du Chari (fleuve qui traverse N’djaména d’est en ouest) est considérablement monté, il sera à son plus haut début novembre et risque comme chaque année d’inonder certains quartiers de la ville.

Durant le mois d’août j’ai passé du temps avec deux coopérantes espagnoles Brunilde et Diamantina qui suivaient des cours d’arabe tchadien intensifs et qui sont reparties au début du mois pour enseigner en brousse.



Brunilde et Diamantina alias « las Locas »
Association Espagnol Fé y Alegria



Depuis début septembre, le pays a accueilli des nouveaux coopérants, la team DCC de N’djamena s’est renforcée avec l’arrivée de deux nouveaux coopérants : Angélique et Max(imilien), tous deux sont enseignants dans la même école.(nous sommes désormais 4).
Le début du mois était aussi le temps du retour des vacanciers, tous m’ont ramenés de super cadeaux : saucisson, fromage ou chocolat!


Septembre était le mois du ramadan, mon premier en pays à majorité musulmane ; prières, prêches et chants duraient toujours plus longtemps, j’avais parfois l’impression d’entendre les haut parleurs résonner toute la nuit (il y a 2 mosquées tout près de là où je loge).
Le ramadan a un impact dans la vie quotidienne des tchadiens, le prix de certains aliments augmente et comme la plupart des commerces est tenue par des musulmans les boutiques sont ouvertes par intermittences.
Aid-el-Fitr ; fête de la fin du ramadan, jour férié ici, a eut lieu mardi 30, mais jusqu’au lundi soir 20h, la date précise n’était pas connue, il faut que le grand himan jure qu’il a vu la lune.
Difficile dans ces conditions pour les tchadiens amateurs de week-end prolongés dans leurs maisons secondaires sur la côte ou à la montagne de s’organiser et pour bison futé de prévoir le trafic….

Pour l’occase, nous avions prévu une journée glande, rien au programme en se levant le matin, agréable sensation… qui n’aura duré que le temps d’un petit déjeuner en lisant un vieux journal. Arthur m’a téléphoné pour me demander un petit service…transporter le corps de son neveu décédé la veille au soir….on avait visité le malade le dimanche.
Le rendez-vous est prit pour 14h30 à Koundoul un village à une dizaine de kilomètres de N’djaména.
Le matin j’ai fais faire un tour de la ville à Max pour lui montrer un peu comme elle s’étend, et aussi ressentir l’ambiance de fête, voir tous les musulmans vêtus de nouveaux vêtements, magnifique boubous(pour les hommes).
Après ça nous nous sommes arrêtés boire une sucrerie dans un hôtel de luxe, la conso est trois fois plus cher, mais le cadre et le calme sont apaisant.
L’après- midi à donc été essentiellement consacré à Arthur, quand nous sommes arrivés la foule était rassemblée autour du cercueil, les choristes chantaient, les proches et les pleureuses pleuraient, les autres priaient où regardaient.
Quelques hommes ont ensuite chargé le cercueil à l’arrière du pick-up, quelques choristes et des proches se sont aussi installés. Le chef du village et Max étaient avec moi dans la cabine. Le reste des personnes marchaient, un groupe de femmes encerclait la voiture en chantant. Je roulais au pas sur une piste avec des herbes aussi hautes que ma voiture.
Nous avons finis le trajet à pieds car les derniers mètres étaient infranchissables en voiture.
Après une cérémonie devant le cercueil et l’emplacement qui lui a été réservé, le cercueil est descendu, après une ultime prière, les hommes se sont relayés pour l’ensevelir.

Elle ne m’a pas encore touché directement, mais il ne se passe pas une semaine sans qu’une connaissance ne perde un parent ou un proche. (« Un cas de décès »)
Arthur avait déjà perdu deux jours plus tôt sa nièce qui a accouché d’un mort-né….
Journée assez déconcertante… nous l’avons fini devant Bayern-OL.




J’ai consacré pas mal de mon temps libre à Jash, pour aider à aménager ce qui sera, inch Allah, le premier studio d’enregistrement de la capitale.

Jimmy, Harry et Jash dans le futur studio.



EN BREF

Les flics ici sont vraiment pourris (pour une grande partie).
Quand tu te fais arrêter, tu as beau avoir tout tes papiers, une voiture nickel, bon d’accord il n’y en pas beaucoup, ils trouveront quelque chose qui ne va pas, et ce n’est pas la peine de faire une tentative de corruption, ils te l’imposent presque!
Les rares fois où je me suis fais arrêter, j’ai pu m’en rendre compte et une des seules chances de t’en sortir est d’avoir un bon moment devant toi pour négocier…et encore.
Après avoir vérifier les papiers et après avoir effectué un tour très sommaire de la voiture, il revient vers toi et te dit : il y a ça ou ça qui va pas. Un silence suivit d’un « bon comment on fait ? »ou d’un « bon tu me donnes pour manger et c’est bon… »ou « et pour le thé ? » ou encore « donnes moi dix milles »….c’est du moins ce qu’ils m’ont dit quand ils m’ont arrêtés.
Je m’en suis pas trop mal sorti pour le moment soit en négociant, soit en faisant celui qui ne comprenait pas. J’ai payé une seule fois 1000fcfa mais je crois qu’il était un peu énervé, j’ai simulé une conversation téléphonique : « oui bonjour Mr le procureur (ça fait peur ici normalement) je viens de me faire arrêté par un policier, et il me demande quelque chose pour manger……faut rien lui donner ?d’accord merci ».
Je voulais ensuite lui demandé et noter son nom mais j’ai lâché l’affaire car il n’avait pas l’air très content… « On n’a pas finit ensemble et tu téléphones ! », je crois que j’ai fini de l’énerver en lui proposant 200fcfa.
Un ancien volontaire a prit une amende après avoir fait deux fois le tour d’un rond point pour surutilisation du goudron et avec reçu !



Un beau jour les flics se sont mis à arrêter tout ceux qui roulaient sans casque….personne ne mettait de casque pratiquement !

Certains se sont fait enlever leur moto et n’ont pu la récupérer que les jours suivants en échange d’une rançon variant suivant la tête du client et suivant si ils souhaitaient ou non un reçu.
Depuis, c’est encore une minorité, mais des casques de toutes sortes ont poussés sur les motocyclistes tchadiens : quelques casques à peu près normaux, beaucoup de casques de chantiers, des casques type aviateur, même des casques de pompier!





Je vous présente Max et Angélique ; lui a opté pour un casque type aviateur ; elle plus tendance pour un saladier argent finition cuir.

Ils roulent en Panthère « N’djaména road » ça déchire




A part ça pas grand-chose….

Al-salâm alêk.

lundi 18 août 2008

14 JUILLET



Une partie de l’équipe DCC du Tchad sur son 31
De gauche à droite :Yvane, Enseignante à Mongo a fini sa mission début août ; Justine infirmière enseignante à N’djamena, finit en janvier 2010; vous m’avez reconnu ; Emilie, enseignante à Bitkine a finit sa mission début août, Jean-Nicolas, constructeur à Laï reste encore 1an ; Valérie, ergothérapeute à Pala a finit début août ; Sylvain, constructeur à Pala, reste encore 1 an et Alice, prof d’informatique et responsable d’une radio à Laï.


Le champagne ca fait rire......



Je suis pas rancunier, j'ai quand-meme accepté de faire la photo avec l'ambassadeur

UN MONDE MERVEILLEUX….


Et non kedal !!Y a pas de ferreros chez Mr l’ambassadeur, mais je pense quand même que l’année prochaine il y en aura, si il veut passer une bonne soirée…On a quand même pu profiter de notre bonne gastronomie charcuterie et fromage etc. ; Regouter au vin blanc, vin rouge, champagne et whisky et j’en passe, ça faisait longtemps….
Avant de passer à table l’ambassadeur nous a fais un bref discours de soutien au régime en place ce doit être ça la diplomatie….

Les jours qui ont suivis le 14 juillet étaient les derniers jours de visite du président de la DCC et de Pierre-Louis le chargé de mission, nous avons tous eut des entretiens pour faire suivant chacun un bilan de début, de milieu ou de fin de mission.

Le président pour ceux qui étaient encore sur la capitale les jours suivants nous a invité dans un restaurant tenu par un gars du beaujolais ! Encore une occasion manger des plats inhabituels ici.
Pour la petite histoire, le restaurateur s’est tout fait piller suite aux événements de février, même la faïence des salles d’eau a été arrachée !
On a aussi été invité plusieurs fois dans la belle-famille à Pierre-Louis qui est marié à une tchadienne. Ils sont tous les deux repartis autour du 20 juillet.



Petit repas dans la belle famille à Pierre-Louis (qui est au fond, à droite le président)



« un monde merveilleux », C’est le slogan du nouvel opérateur téléphonique ZAIN Koweitien qui vient de racheter CELTEL dont le slogan était « la vie en mieux ».
C’est slogans font doucement rire dans ce pays, d’autant que les 2 opérateurs téléphoniques envahissent pratiquement tous les emplacements publicitaires et que le prix des communications téléphoniques est exorbitant pour le niveau de vie de la population.

Pour l’occasion un concert était organisé, le chanteur ivoirien ; Meiwey avait fait le déplacement.
Pour suivre le concert, on peut s’installer avec sa moto et même sa voiture dans le public.
Le début était annoncé pour 15H, on sait un peut comme ça se passe alors le rendez-vous est donné à 17, mais à 20 toujours rien et on a faim, donc on part pour manger une viande grillé, on repasse à 21, tout le monde est en train de partir, le concert n’aura pas lieu : problème technique. « un concert merveilleux »


J’ai eut l’occasion de rencontrer et de passer pas mal de temps avec certainement les trois seules personnes à venir passer leurs vacances d’été à N’djaména, c’est des anciens coopérants DCC.
Patrick un belge (pas étonnant), un belgicain comme disent les tchadiens, il occupait mon poste de 2003 à 2005, le pauvre est resté 10 jours et a été malade la moitié du temps. Amélie et Églantine qui enseignaient à peu près à la même période sont restées ici environ 3 semaines ; j’ai pu profiter des nombreuses invitations chez leurs amis, à chaque invitation l’accueil est royal.
On s’est fait aussi quelques sorties, pique-nique, on est allé danser à la plantation, le rendez-vous de toute la jeunesse N’djaménoise le dimanche après-midi.

Dans le dos d'Eglantine, c'est Faure

Amélie a donné des spectacles de marionnette dans plusieurs quartier de la ville

J’ai eut aussi l’occasion d’aller un bon nombre de fois à l’aéroport pour raccompagner les vacanciers ou même collègues coopérants, c’est à chaque fois avec un petit pincement au cœur, car les amitiés naissent rapidement, et c’est bizarre pour moi qui suis là encore pour 21 mois de penser que dans quelques heures ils seront en France.


Je ne compte plus le nombre de crevaisons que j’ai eut ce dernier moi, avec des jours à plusieurs, des changements de roues au petit déjeuner, sous la pluie ou encore au moment d’emmener le Belgicain à l’aéroport….
Ça devenait vraiment un souci permanent, surtout quand j’avais à conduire quelqu’un à l’aéroport ça pouvait m’arriver à tous moment donc je me suis résigné fin de semaine dernière à changer mes pneus et mes chambres à air complètement meurtries (154000Fcfa !)
Je n’ai pas encore perdu le réflexe de faire le tour de ma voiture à chaque fois que je monte dedans.


Le 11 août, c’était férié, car c’était le 48ème anniversaire de l’indépendance, pour l’occasion avec une dizaine d’amis nous avons boudé le défilé des policiers, des gendarmes, des militaires et surtout l’exhibition des armes, missiles ou autre chars …
Nous avions décidé de sortir de N’djaména pour se trouver un petit coin tranquille pour pique-niquer, malheureusement, il y avaient aussi des militaires aux sorties de la ville qui nous ont empêché de sortir de la ville, les instructions? ou peut-être étaient-ils frustrés de ne pas faire partie du défilé?
Le soir il y a eut feu d’artifice et aussi démonstration de tir de toutes sortes d'armes! Certain ont cru à un coup d’état !

J’ai assisté à une demie finale et à la finale de basket de la coupe de l’indépendance j’ai un ami qui jouais dans l’équipe qui a gagné.
Le tournoi était sponsorisé par la SHT les matches sont commentés au micro, c’est plutôt sympa. Pour la finale le PDG de la SHT(Société des Hydrocarbures Tchadiens),qui sponsorisait le tournoi, le ministre des sports et d’autres officiels étaient présents. Entre les différentes périodes de jeu les joueurs sont appelés à faire des photos avec un petit bout du gratin, même pendant les temps morts, le gratin se fait photographié sur le terrain et entre les actions on remercie chaleureusement le PDG qui a financé le tournoi.
Une brochure était distribuée à l’entrée ventant la bonne gestion et l’entière transparence des revenus du pétrole, et les bons soin du président pour son peuple. ( foutaise bien sur)


J’ai été inviter à fêter ça avec l’équipe et quelques supporters. Si j’avais su que j’allais tous les emmener…je les aurais rejoins un peu plus tard. Je n’ai pas put compter, ils devaient être à peu près 25 dans la benne et sur le toit de mon pauvre pick-up ! (J’avais pas changé les pneus encore).Et une bande de basketteurs dans leurs ville avec la coupe en main ça fait du bruit et ça secoue la voiture, j’avais l’impression de naviguer un bateau et mes feux éclairaient le ciel !!L’équipe a fêté la coupe et moi mes pneus qui ont résistés.

Je pensais qu’il pleuvrait tout le temps pendant la saison des pluies, il doit pleuvoir une à deux fois par semaine, il fait toujours très lourd il peut tomber des cordes dans un quartier et pas une goutte dans le quartier voisin.
Le 3 août nous avons eut une pluie monumentale, il est tombé 105mm en 2heures environ, (j’ai lu que dans le partie sahélienne du pays, là où se trouve N’djamena il pleut chaque année entre 250 et 500mm) beaucoup de constructions se sont effondrés notamment dans mon quartier, impossible de savoir combien mais il y a eut des victimes.
Ce serait la catastrophe si une grosse pluie venait à tomber à nouveau car de nombreuses habitations de terre ont leurs fondations fragilisés par l’humidité entraînée par la grosse pluie.





Ma caisse après la pluie du 3 aout


Voilà un peu les dernières nouvelles.
J’ai l’impression d’être là depuis bien longtemps maintenant et ça fait que 3 mois. Je galère toujours au niveau du boulot, mais il me plaît bien et je dois aller passer quelques jours en formation chez mon collègue Sylvain à Pala fin septembre ou début octobre.
J’assimile petit à petit les noms de toutes personnes que je rencontre depuis le début de mon séjour, je commence à mieux connaître la ville et la géographie du pays.

« On est ensemble »

lundi 14 juillet 2008

VIVE LE FOOT

C'est le début de la saison des pluies, on a eut un soir de cette semaine une très grosse pluie accompagnée de vents violents. Quelques arbres se sont couchés et des maisons en terre se sont écroulées. Dans certains quartiers de la ville, on avait de l'eau jusqu'aux genoux.
Les pluies font descendre les températures et il fait déjà beaucoup moins chaud, (aujourd'hui 36°maxi), donc on dort déjà beaucoup mieux et le sol gras a remplacé la poussière ambiante.

Ce dernier moi a commencé avec une semaine un peu bizarre (autour du 10juin) il y a eut une poussée rebelle dans l'est du pays qui a été stoppé, d'une part grâce à la saison des pluies qui commence et aussi suite à une intervention musclée de l'armée tchadienne. Nous recevions des messages de l'ambassade afin d'être tenu informé, j'ai cru quelques temps que j'allais rentrer passer quelques jours en France.
Certain N'djamenois ont même quitté la ville pour se rendre dans le sud du pays ou au Cameroun, de peur de revivre les événements de février. La plupart sont partagés entre l'envie de voir changer leur situation et la peur de nouveaux affrontements qui s'ils aboutissaient par une victoire des rebelles serait inévitablement suivi d'une période d'instabilité.
De plus les tchadiens sont bien placés pour savoir que rien ne garantie que le prochain régime sera meilleur que l'actuel…..
Pour ma part la situation n'a pas vraiment changé si ce n'est que dans la ville on croisait beaucoup plus de militaires qu'à l'habitude et qu'il y avait un balai incessant de camions chargés par des armes de toutes sortes qui sortaient et entraient dans la présidence.
Maintenant on est tranquille au moins jusqu'à la fin de la saison des pluies.

Le moi dernier c'était aussi le moi du BAC, dans certaines salles d'examen à la condition que tous les candidats soient Ok et moyennant 500fcfa, il était possible de tricher en toute impunité. J'ai eut par hasard l'occasion de constater la triche dans une salle d'examen de BEPC lors d'une de mes visites de chantier.
On a déjà vu des titulaires du BAC ne sachant pas écrire leur nom !
(le pays a déjà reçut le triste titre de pays le plus corrompu au monde).

Durant ce moi qui viens de s'écouler, comme la capitale est le carrefour de tous ceux qui voyage, j'ai eut l'occasion de rencontrer une bonne partie des coopérants DCC du Tchad.
Certains finissent leurs deux années de coopération, d'autre rentre en France pour quelques semaines de congés.
C'est très intéressant d'échanger sur ce que chacun vit ou a vécu, on peut ainsi se rendre compte que ce pays a de multiples visages.
Une première pour moi, on est sorti un soir pour boire une bière dans un restaurant français (coté jardin), on se croyait en France :les tables étaient propres, aucune mouches, aucun moustiques, aucunes capsules sur le sol, de la musique qui ne grésille pas et dont le volume nous permet de nous entendre. Seule ombre au tableau, il y a très peu de tchadiens à part les employés et ceux qui peuvent se permettre de payer leur consommation trois fois plus chère que dans les autres « alimentations » (bar).
On s'est fait envie en regardant la carte des menus….
On a en ce moment même, la visite de Pierre-Louis ; le responsable de tous les coopérants DCC du nord du Tchad, il est accompagné par Frédéric Mounier ; journaliste et président de la DCC.



Quelques notions de prix :
100fcfa = 0,15€ soit 1 f français.
Le litre de gasoil est à 690fcfa, une baguette de pain (on trouve presque tout dans une capitale) 125frcfa, un pot de confiture c'est 2000fcfa. Une heure d'internet au cyber café c'est 2000frcfa.
Un sac de mil (100kg), c'est la denrée de base des tchadiens, son prix varie suivant la saison : environ 10 000fcfa en période de récolte 25000fcfa en ce moment!
Dans la capitale tout ce qui concerne l'alimentation peut être 2 fois plus chère qu'en brousse, exemple une chèvre à Ba-illi, ville de brousse à 260km de N'djamena coûte environ 12000fcfa, à N'djamena elle est à 25 000fcfa.
Un paquet de bâtons (cigarettes) coûte 500frcfa, on peut acheter pour 25fcfa un bâton à l'unité. Une « sucrerie » dans une alimentation (coca, fanta….) c'est 350frcfa.
Les matériaux de construction sont hors de prix par rapport au niveau de vie du pays, exemple un sac de ciment (50kg) c'est 11 000fcfa.
Au marché tout ce négocie ou presque. Par exemple, une montre proposée à 10 000fcfa obtenue à 2000fcfa, une lampe de bureau à pile proposé à 4500fr sans les piles, acheté à 2500 avec les piles.
Si tu crèves, tu démontes ta roue et tu l'emmènes « coller », on peut trouver des réparateurs à tous les coins de rue. L'opération prend 5 minutes et coûte 500frcfa par trou, j'ai déjà crevé 4 fois depuis que je suis là.
Mon salaire est de 105 000fcfa par moi, ce qui correspond à 1050fr, soit 160€, je suis en plus nourri logé et blanchi, c'est-à-dire une situation très convenable pour le pays.
Pour la majorité des tchadiens, le but est d'avoir de quoi manger.



Merci les bleus !!

J'ai eut l'occasion de suivre l'épopée de nos bleus depuis ce qu'on appelle ici des ciné-foot : un hangar en tôle, des poteaux en bois, un écran géant.
Contre 100fcfa on peut se joindre à la centaine d'autres téléspectateurs et profiter de la chaleur étouffante et de l'ambiance plus ou moins animée suivant la qualité du spectacle.
Comme les Tchadiens sont bon public, au début de chaque match la majorité était pour la France, mais à la fin des deux derniers matches, je me suis senti bien seul dans l'assemblée qui s'était ralliée au vainqueur….facile !


Le match de foot…..

Richard, un jeune de Kabalaye le quartier où j'habite m'a proposé de faire partie de l'équipe de la paroisse pour affronter celle d'un quartier voisin.
J'étais très enthousiaste pour faire cette partie de foot, j'avais besoin de me défouler et j'avais à cœur de montrer un autre visage du football français.
Match qui s'est avéré être presque officiel, puisque nous étions vêtu de maillots, que pour l'occasion les cages avaient été équipées de filets et qu'il y avait trois arbitres pas officiel, faut pas exagéré.
Pas la peine de préciser que le terrain n'est pas en gazon, simplement qu'il y a des pierres telles que même avec des chaussures de randonnées on peut se faire une entorse…mais ça n'empêche pas certain de jouer pieds nus !J'ai hésité mais comme j'avais pris mes baskets…
J'ai commencé à moins rire lorsque l'arbitre a annoncé le temps de la rencontre 2x45min alors que nous n'avions pas de remplaçant.
Le début est programmé à 16h, il fait une chaleur folle et après le bref échauffement j'en peux déjà plus.
Je crois que j'ai tenue ½ heure, j'étais à l'attaque et mes sprints dans le vent ou pour accompagner le ballon en sortie de but m'ont asphyxié.
Lorsque je suis sortis du terrain pour me faire remplacer (des remplaçants étaient arrivés en renfort) les quelques deux ou trois cents spectateurs ont tous d'un seule voix………éclaté de rire.
A la fois en ayant simplement réussis à obtenir un corner je ne m'attendais pas à recevoir une ovation.
J'en tenté d'obtenir un peu de soutien auprès de la bande d'enfants qui étaient montés sur ma voiture pour suivre le spectacle en leur expliquant que d'une part chez moi il ne fait si chaud et en admettant que nous les blancs on court un tout petit peu moins vite.


Bon j'arrête là pour aujourd'hui, j'ai a faire, ce soir je suis convié à la réception de Mr l'ambassadeur pour la fête nationale. Y a intérêt d'avoir des ferreros parce que j'ai ruiné ma paye pour me faire tailler un costard (obligatoire pour entrer à l'ambassade et accéder à la fête).15000, le tissus de bonne qualité, et 15000 la confection.

« Plus tard »

lundi 16 juin 2008

BONNE ARRIVÉE

Voilà la phrase que l'on m'a répétée des dizaines et des dizaines de fois depuis que j'ai posé mes pieds sur terre Tchadienne…..
Et m'on arrivée s'est plutôt bien passée.
J'ai été accueilli par le père Serge (jésuite), c'est l'économe du diocèse N'djamena, c'est lui qui sollicite auprès de la D.C.C. la venue d'un volontaire et c'est donc mon responsable sur place. Il a 69ans, c'est un homme très humble et sur ses frêles épaules repose toute la mission catholique du Tchad.
Il est arrivé ici il y a environ 40 ans, et il en connaît plus sur le Tchad et les Tchadiens que les Tchadiens eux-mêmes…. il a une culture générale impressionnante, et il a toujours une anecdote ou une bonne blague à raconter.
On m'a raconté que pendant les événements de début février (l'attaque rebelle) alors que personne n'osait pointer le nez dehors, il a prit sa 504 pour faire le tour de N'djamena pour ravitailler et prendre des nouvelles de toutes les communautés, il a du finir en moto car sa voiture lui a fait faux bonds en cours de route !
A mon arrivée j'ai été logé pour quelques jours dans sa communauté, ou vivent un autre prêtre camerounais Yves et deux étudiants : un camerounais, Mathew; un togolais :Marcel, un congolais Jules et un malade Tchadien : Pâturin.


N'DJAMENA est loin, très loin de l'image que l'on peut se faire d'une capitale, seulement quelques grands axes sont goudronnés, la majorité des routes sont en fait des pistes en terre et en sable plus ou moins accidentées, ce qui procure une atmosphère poussiéreuse.
La plus part des constructions sont de pleins pieds et en terre certaine à étage sont en béton, les couvertures en tôles aluminium.
Il n'existe aucune grande surface, aucune grande franchise de restaurant ou d'hôtel si ce n'est un NOVOTEL.On peut trouvé a peu prés tout dans des petits estancots en terre, sur des étalages au bord de la route, au marché ou encore sur des marchands ambulants.
Ici il n'y a pas vraiment de service de ramassage d'ordures ménagères et pas non plus de tout à l'égout…… (Source de maladies et de bactéries)
L'électricité est fournie par la STEE (société Tchadienne d'Eau et d'Électricité) elle est produite avec des groupes électrogènes, et bien que l'état soit producteur de pétrole c'est soi-disant l'électricité la plus chère du monde, les coupures sont quotidiennes et peuvent être très longue. Le courant sortant des prises varie (selon Serge) entre 130 et 290V ! On peut constater les variations en regardant une ampoule allumée.
Les coqs commencent à chanter avant 4H, suit de peu la première prière de nos frères musulmans (aux hauts parleurs pour que tout le monde en profite) ; la nuit est complètement tombée à 19H, les jours sont identiques toute l'année.
L'éclairage public est quasi inexistant, il est donc conseillé de ne pas trop sortir à pied la nuit tombée.

Ce qui m'a le plus effrayé à mon arrivée c'est la circulation à N'djamena. J'ai mis une bonne dizaine de jours avant d'oser prendre la voiture mise à ma disposition.
Aux heures de pointes c'est incroyable, quand on additionne : quelques camions avec beaucoup de voitures, énormément de motos, plein de vélos, des charrettes qui tirent des cargaisons en tout genre et les piétons(sans passage cloutés) ; c'est un joyeux bordel !
Le code de la route je ne l'ai pas encore bouquiné mais il me semble assez simple….. :
-Klaxonner, klaxonner et klaxonner.
-Attacher sa ceinture en voiture et porter un casque en moto est strictement interdit.
-Il est conseillé d'être au moins deux par moto.
-Quand on se croise sur une route ou une piste un peu étroite, c'est le dernier qui se rabat qui a gagné. (Je perds encore à tous les coups).
-Il faut se frôler (une touchette c'est très bien).
- On ne laisse surtout pas passer les piétons.
- On double, n'importe quand et n'importe où.
- Priorité à droite dans les ronds points.
- Pour les chargements il faut faire en sorte d'être au moins aussi haut que long.
-On coupe les virages.
C'est dur à croire, mais après un peu plus d'un moi chaque jour je suis impressionné.

Qué calor !!!
Il fait très chaud en ce moment, le thermomètre passe tout les jours la barre des 40°, il est même monter jusqu' à 48° en mai. Au moment ou le soleil est au plus haut dans le ciel, il est à la verticale, notre ombre n'existe plus. C'est la nuit que c'est le plus difficile, je rêve déjà de me coucher sous une couette fraîche dans une chambre bien froide….


Pour ce qui est de mon travail ici, il s'annonce passionnant mais j'ai beaucoup, beaucoup à apprendre. Depuis que je suis arrivé, je bouquine des livres sur la construction, et tout ce qui concerne la construction.
En ce moment, je suis plusieurs chantiers; il y a la transformation d'une ancienne imprimerie dans laquelle nous aménageons des bureaux, et diverses salles. Il y a des réparations dans un lycée que les évènements de février n'ont pas épargné et la construction d'une école en brousse (Ba-illi).
Et je travaille en parallèle sur d'autres projets qui sont au stade de l'étude et de la recherche de financements.

Je me suis rendu deux fois à Ba-illi pour 2 jours, suivre la construction de l'école, c'est une ville de brousse à 258 Km au sud-est de la capitale. (155Kms de goudron et 103 de piste en pas trop mauvaise état).Ça a été pour moi l'occasion de voir et de découvrir un peu la brousse, encore un autre mode de vie ; et en même temps de profiter de bonnes nuits de sommeil car le climat est un déjà un peu plus frais.
Le premier voyage s'est pas trop mal passé mis à part une crevaison à l'aller et un défaut de frein au retour résolu en débranchant les freins arrières, c'était plus sur…Le second s'est passé sans « tracasseries ».
J'ai eut l'occasion lors de ces 2 voyages en brousse de manger la boule (spécialité africaine) chez l'habitant, de traverser le Chari en pirogue, de faire du 4x4 au bord de ce même fleuve et de rencontrer quelques personnes atypiques.

Pour ce qui est des rencontres, j'en ai fait beaucoup en suivant les chantiers, les entrepreneurs avec qui nous travaillons sont tous très gentils et semblent être très honnête, ma relation avec eux est déjà très agréable, et au vu des moyens qu'ils ont, je crois qu'ils font du bon travail en général.

J'ai rencontré d'autres coopérants ; lors de mon séjour dans la communauté de Serge, Catherine qui revenait de vacances qui bosse pour J.R.S par la D.C.C. elle est dans les camps de réfugiés au Darfour, en gros son boulo est de sortir les enfants soldats des groupes armés et de rechercher leur famille.
J'ai fais la connaissance de deux volontaires DCC : Alice qui travaille à Laï, ville de brousse plus au sud ; Justine elle à N'djamena, elle est infirmière et donne des cours au étudiants. On se voit de temps en temps.
Puis des j'ai fait quelques rencontres au hasard, plus ou moins bonne on verra à la longue.


Je vous cite quelques prénoms qui sont sympa avis aux futurs parents en manque d'inspiration :
Djibril, Gargotto, Kéré, Zagalo, Mississipi, Aristide,Compagnon, Kadadoum, Muller, Romanus, Prudent, Narcisse, Tapal, Franklin, Aminou, Foullah, Samma, Kalé, Migari, Nouba.
Sinon une partie des tchadiens ont des noms bien français comme Jean, Robert, Marcel…..

Juste un mot sur la santé, c'est sur je ne suis pas constipé…

Voilà, un peu plus d'un mois que je suis là, j'ai pris mes premiers repères, fais quelques connaissances, eut des moments un peu dur, aussi des moments de pur bonheur ou je me suis senti très bien ici.



C'est tout pour le moment, la suite c'est dans quelques

vendredi 9 mai 2008

LIBERE COMPLETEMENT

Pourquoi je pars?
Vous avez été nombreux à me poser cette question, et répondre de façon complète, claire et concise à l’oral m’a été impossible.

C’est un projet qui est né il y a environ 10 ans lors d’une de ces longues soirées à discuter avec un de mes Amis les plus chers qui me racontait que sa sœur était partie au Brésil pour travailler dans un orphelinat ; J’ai trouvé ça très bien.
On s’est même dit ce soir là qu’une fois nos études finies nous partirions ensemble pour réaliser une action du même ordre.

Nos différents chemins de vie ne nous ont pas permis de réaliser ce projet.

Dix ans plus tard, après une belle histoire d’amour avortée, une belle aventure professionnelle, je me lance enfin dans ce projet.

Des raisons, des motivations, j’ai eu le temps d’en trouver…

C’est vrai vous avez tous raison : c’est bien, c’est beau de donner un peu de soi mais je crois surtout que c’est bon.

Une de mes motivations qui n’a cessé de s’accroître ces dernières années est le besoin de me sentir libre, cette sensation je la ressens fortement aujourd’hui à la veille de mon départ.

A un moment donné, écœuré, j’ai eu envie de fuir notre manière de vivre de plus en plus individualiste, notre société gouvernée par le fric et l’image.
Je n’en pense pas moins aujourd’hui, mais cette motivation là n’est plus vraiment d’actualité, le paragraphe qui suit m’a donné l’Espérance.


J’ai « rencontré » Dieu à une époque un peu difficile, durant laquelle j’avais besoin de comprendre ce beau mystère qu’est la vie, cela remonte à un peu plus de trois ans. (J’avais pourtant été éduqué dans la religion sans réellement la comprendre mais à l’adolescence, je me suis très vite détourné de ce point noir qui encombrait ma vie).
Je suis bien loin d’avoir tout compris sur le mystère de la Vie mais je suis certain que malgré toutes les difficultés, les épreuves, Elle vaut le coup d’être vécue ; certain que l’Amour comme la haine peut se multiplier ; que comme le mal le bien aussi peut se propager n’importe où.
Je ne vais pas vous raconter ma conversion, juste qu’elle a profondément changé mon état d’esprit, que mon envie d’aimer s’est amplifiée, et que c’est avec la Foi que je pourrais me sentir vraiment libre.
J’ai par ailleurs compris certaines positions de l’Eglise qui me gênaient en « lisant le texte jusqu’en bas » et non plus en m’arrêtant à la première ligne : la seule largement relatée dans nos médias.
Elle ne dit pas non à l’avortement : elle dit oui à la Vie, elle ne dit pas non au préservatif : elle dit oui à l’Amour dans la Fidélité.

Partir c’est donc aussi pour moi une façon de remercier Dieu pour mes vingt six belles premières années.


J’en suis conscient, et on me l’a bien répété durant ma formation au départ: le Tchad et son peuple n’ont pas besoin de moi. Que si Dieu me donne la force de tenir ces deux années, ce sera moi le grand gagnant de cet échange.

Je sais et c’est inévitable, des moments difficiles je vais en connaître.

Vous avez été nombreux à faire la grimace lorsque je vous ai dit que c’était pour le Tchad que je m’envolais et c’est sûr que ce n’est pas la destination de rêve, surtout en ce moment (pardon Maman et pardon Frangine).
Mais (pour ça) ma Foi a fait de moi un fataliste, si la mort doit m’atteindre, ce qu’elle fera de toutes manières, ce peut être n’importe quand et aussi n’importe où…

Ce nouveau départ est aussi une façon pour moi de freiner le temps, du haut de mes 26 piges, je sais à quelle vitesse le temps fil…..

Voilà, je ne pense pas à avoir à m’étendre sur le fait que c’est une joie de pouvoir connaître un autre pays, une autre culture, une autre façon de vivre.
Que ce sera enrichissant de connaître une autre réalité, d’autres difficultés.

Merci à ma tous Famille et Amis, pour vos encouragements, les marques d’affection que vous m’avez montré et votre précieux soutien.

Merci à toute l’équipe de la D.C.C. (Délégation Catholique pour la Coopération) pour son enthousiasme, son ouverture, sa diversité et son professionnalisme.

Depuis le Tchad, Famille et Amis croyants ou non, je prie pour vous et la France, Amis croyants priez pour le Tchad et moi.
Bon vent à tous !

Fred