Plein de petits Lyonnais au Tchad, Al hamdu lillah aucun stéphanois

Plein de petits Lyonnais au Tchad, Al hamdu lillah aucun stéphanois

mercredi 21 janvier 2009

MEILLEURS VŒUX, un peu de charbon...

Les jours précédant Noël on a eut froid, le thermomètre est descendu la nuit jusqu’à 15, 14°, on a du sortir les pulls, les tchadiens ont sortis doudounes et bonnets ! Je dormais fenêtres fermées et dans mon duvet !
Depuis le thermomètre est bien remonté, il commence même à faire bien chaud.
Noel au Tchad, c’était différent, le soir nous avons une magnifique messe (comme toutes les messes ici) une fête qui a duré environ 3heures (19à 22H).La messe a bien remplit la soirée.
Nous avons ensuite festoyé avec un petit apéro et mangé un bon petit repas (poulet frites) arrosé d’une bonne bouteille de vin offerte par le père de Max, sa mère nous a préparé le désert. (Ils étaient venus passer une petite semaine).
Le 25 j’étais inviter chez Gargotto, pour un excellent et copieux poulet riz, j’avais amené une petite bouteille de beaujolais.
Le 26 vacances ! Nous partons avec Justine, Mokette et MC pour le sud du pays passer quelques jours de vacances (Max nous a rejoints après le départ de ses parents)
Nous nous sommes retrouvés avec une partie des DCC du pays, avons passé 3 trois jours à Moundou, 1 à Bebedja et 2 à Doba.
Au programme repos, balades en brousse, balade en pirogue, visite, bonne bouffe, nouba et même piscine !

Big up pour notre doyen DCC, Jacques, instit à la retraite, c’est ca l’emploi des seigneurs.

En route pour DOBA

Le 31 après un bon repas, nous avons chauffé la piste du bar dancing le privilège de Doba, avec une ambiance incroyable au passage de la nouvelle année, certain d’entre nous on eut le droit au compliment : « toi, tu connais dansé ».

Repas du 31, Mokette, Justine, Max, Anne-Sophie (médecin à Bebedjia),Thomas (constructeur à Doba), Viviane(Kiné à Doba), Aurélie (prof pour futurs infirmier à Goundy) Jean René et Raphaëlle, responsable d’un centre d’accueil à Moundou, Mc, et Joel, (en couple avec Anne-So, lui est informaticien)



Après une sieste de 2H, nous devions remonter à N’djamena, avec le bus de 6h…qui est parti avec 25h de retard ! Nous avons pour certain profiter de la journée pour aller voir Kome, le site pétrolier d’où part le pipeline qui rejoins le port de Kribi au sud du Cameroun (1070km).
Paysages assez incroyable d’une exploitation de pétrole au milieu de villages de brousse….


Le pétrole, une aubaine pour le pays ?
(Voir si possible le reportage Canal+, lundi investigation « Tchad : main basse sur l’or noir » la situation a évolué un peu depuis)
A en croire le dicton Africain que j’avais médité lors du stage de préparation au départ, pas sur :
« Si tu trouve du pétrole dans ton jardin, rebouche le trou et ne le dis à personne »

A notre retour à Doba, nous avions loupé le passage du président en tournée dans le sud….il était passé environ 1h avant notre passage mais le cortège n’était pas terminé, une voiture passait toute les minutes environ traversant la ville a vive allure. A Moundou ville dans laquelle il était passé aussi quelque jour plutôt une sœur a compté 137 voitures ! Sans compter les chars ! Le cortège juste à Doba a fait 4 morts et 2 blessés graves !!

Il est désormais devenu très difficile pour les tchadiens, surtout pour les N’djamenois de se fournir en charbon (on va dire que 98% des foyers utilise le charbon de bois pour la cuisson).
Raison évoquée : la déforestation, noble cause mais la vraie raison n’est pas là ; il s’agit de raison politique voir familiale, mais comme ici on n’est jamais sure de rien je ne vais pas m’avancer. Je pense simplement que le gouvernement se tape bien de la déforestation.
Les actions concrètes ont débutées quelques jours avant Noel, une nuit des militaires cagoulés ont entièrement incendié la seule fabrique de charbon de la capitale, j’ai vu l’incendie car cette nuit là je dormais à la belle étoile juste sur la rive en face et j’ai été réveillé par la lumière que dégageaient les flammes.
Depuis toujours, des minibus arrivent dans la ville surchargés de sac de charbon achetés en brousse, pour en faire le commerce à Ndjamena, les 12 arrivés un jour de la fin d’année ont servis d’exemple….tous ont cramés à l’entrée de la ville!!

On incite donc la population à s’équiper en gaz, juste la consigne vide s’achète en se moment à 79000fcfa, on la charge ensuite pour 13000.Et même si certain peuvent se l’offrir, le gaz est encore plus rare que le charbon en ce moment !Et on ne peut pas changer du jour au lendemain des habitudes de toujours.
Le sac de charbon est donc passé de 3000 à 20000fcfa en quelques jours, je suis passé cette semaine au péage de Koundoul village à 15km environ de la capitale, ou les militaires fouillent toutes les voitures arrivant du sud et confisquent charbon et bois.

Sacs de charbon saisis au péage de Koundoul


Pour le moment, on se demande bien comment la situation va évoluer.
On a parfois l’impression que ce peuple ne souffre pas suffisamment et qu’on cherche par tous les moyens à le faire souffrir encore plus !

Une belle et heureuse année à toutes et à tous sous la bénédiction de Celui qui est au dessus de nous tous.


SOYEZ DANS LA JOIE

mercredi 17 décembre 2008

VIVE LA LIBERTE et LA DEMOCRATIE !

Ce mois qui vient de s’écouler à débuté avec Ludwig ou Papy car il occupait mon poste de 2002à 2004, pour en mettre plein la vue à sa fiancé Marie il a choisit plutôt que d’aller à Venise ou de faire une petite croisière sur le Nil de l’emmener à N’djaména ! C'est vrai ils sont du Havre…
Comme la visite d’Amélie, d’Eglantine ou de Pat le belgicain cet été ; leur visite a fait du bien à toute l’équipe de N’djamena et leur séjour de trois semaines est passé très vite.





Ludwig et Marie. Ils ne sont pas tout mimi ?






Avec Merci et Keriang




Petit dej après une nuit à la Belle étoile

Juste quelques photos parmis d’autres qui résument un peu les excellents moments passés.



J’ai pas pu les raccompagner à l’aéroport car le jour de leur départ, le travail m’envoyait à Mongo, ville situé à mi-chemin entre N’djaména et Abeché.
Il faut 6h pour faire les 525kms (dont environ 200 de piste)
Encore un autre pays, d’autre réalités.
Environ 20000 habitants pour cette ville à grande majorité musulmane, (la communauté chrétienne compte300 personnes) les rapports entre musulmans et chrétiens sont excellents, et les « nasaras » sont très bien vus, car il n’y a aucun expatrié, les seuls blancs présents sont ceux de la mission catholique qui sont présents pour l’éducation, la santé et le dialogue interreligieux.
J’ai fait le voyage avec Guillermo, architecte espagnol venu pour le compte de l’association « Fé y Alegria » (association pour laquelle las Locas ; Brunhilde y Diamantina sont volontaires).
Guillermo a visité une bonne partie des écoles existantes, il a fait les relevés topographique pour les 3 écoles qui doivent être construite l’année prochaine, il a même fait des prélèvements de sable et de gravier dans chaque village, pour pouvoir analyser depuis l’Espagne comment investir au mieux la population locale dans les projets (en leur faisant faire les briques par exemple).
Il y a eut beaucoup de dialogue avec les habitants des différents villages, beaucoup d’échange avec l’équipe des formateurs pour la conception des salles de classe.
Guillermo a ramené tout ca en Espagne et avec un groupe de travail d’une université de Madrid, ils vont concevoir des écoles les plus adaptées possibles aux souhaits des enseignants, aux réalités climatiques et à l’environnement etc.
Je suis content d’avoir participé un peu à ce beau projet sur lequel une équipe dont fait partie Brunhilde et Diamantine travaille depuis plus d’un an à sensibiliser les parents sur les bienfaits de l’éducation tout en essayant de les intégrer au mieux dans le projet.
On voit ci est là des écoles construites par la B.M. sans aucune concertation avec la population et on comprend vite l’importance d’instaurer un vrai dialogue. (Je ne site pas d’exemple concret mais il n’en manque pas)
Le seul secret pour la pérennité ce genre de projet : que la population se l’approprie.
L’association prévoit de construire 19 écoles dans la région sur 5ans.
J’ai travaillé plus particulièrement sur la construction du siège de l’association, avec la visite des différents sites possibles, il s’agit sur deux ans de construire le siège national de l’association, le siège régionale ainsi qu’un centre de formation pour les formateurs.
On a beaucoup travaillé, mais en se rendant dans les différentes écoles en brousse, on en a prit plein les yeux. La région est absolument magnifique, à la frontière du désert au milieu des montagnes…voici quelques photos mais c’est tellement plus beau en vrai !













Une bonne partie de l’équipe de Mongo : (de gauche à droite)
Le père Alfredo (jésuite péruvien) responsable de Fé y Alegria Tchad ; Sylvestre (tchadien) le comptable de la mission, Nancy (DCC) la secrétaire de l’évêque ; Guillermo, l’architecte espagnol ; Brunhilde(vous connaissez) ; Annie, elle se paye une retraite dorée c’est sa 3ème année de coopération avec la DCC, elle gère trois dispensaire dans la région, on doute qu’elle rentre un jour en France elle a fait construire sa case dans la région ! Martin coopérant allemand ; Lydia coopérante Egyptienne et Diamantina.



Sur N’djaména, le boulot ne manque pas, mais on vient d’avoir en 2 semaines pas moins de 4 jours fériés :
Le 28 novembre, l’anniversaire de la proclamation de l’indépendance.
Le 1er décembre fête de l’investiture du président.
Le 8 décembre « tabaski » ou Aïd el Adha c’est la fête du mouton chez les musulmans (on a fêté ca chez notre ami Saïd) fête du sacrifice d’Abraham. Encore pour cette fête il a fallu attendre la veille au soir pour être sur que c’était bien le lendemain !
Enfin le 10 décembre, cette date est exceptionnelle puisqu’on fêtait à nouveau celle du 1er décembre ! Une grande guirlande a été érigée en face de la présidence sur laquelle on pouvait lire quelque chose comme : « 1990-2008_18ème journée de la liberté et de la démocratie vive le président »
Sinon Zain a de la concurrence puisque des 4x3 on poussés un peu partout dans la ville avec le président en photo avec un fond correspondant au thème: IDI le bâtisseur ; IDI le planteur ; IDI le rassembleur ; ou encore des « ma passion, construire le pays » ; « Tous derrière notre président sur la route du développement »etc
Et on a envie d’y croire !

Difficile de croire que c’est noël dans moins d'une semaine pas une guirlande, pas un père noël et surtout des températures qui avoisinent les 40° !
On a accueillis une petite nouvelle depuis quelques semaines Marie-Cécile, médecin qui a prit une dispo de 6 mois pour travailler à l’hôpital où Justine enseigne.


Sinon, moins joyeux j’ai eut l’occasion de me rendre compte ces derniers temps que c’est dur d’être loin de ses Amis les plus proches quand ils ne vont pas bien…Milles excuses pour ça.

Sur ce je vous souhaite à tous, fidèles lecteurs de belles fêtes de fin d’année, plein de bons moments en famille et entre amis.
Vous allez me manquer encore plus pendant cette période.
Premier Noel sans ma Maman et sans ma petite Famille !!! Ce sera difficile.

Je vous embrasse.
Et pensez à ceux qui ont chaud…

mardi 4 novembre 2008

PALA 10 JOURS

La rentrée des classes s’est faite le 1er octobre et 1 fois n’est pas coutume les étudiants sont en grève parce qu’ils n’ont comme d’habitude pas touché leur bourse.



Je me suis offert dix jours de vacances à Pala, petite ville du sud ouest du pays chez Sylvain ; collègue et ami DCC qui fait le même taff que moi, ce n’a pas été que des vacances puisque que je l’accompagnais tous les jours pour voir comment il travaillait, et pour parler béton et ferraille et apprendre à me servir d’un logiciel de dessin.

On en a aussi profité pour se faire de belles balades en brousse dont une expédition sur deux jours à Fianga, petite ville à 80km au nord de Pala, il faut pas moins de 2h30 car la piste n’est pas vraiment en bon état. Mais le sentiment de liberté à traverser ces paysages de brousse en bécane a été bien plus fort que mon mal au fion.
On s’entend très bien avec Sylvain et nous avons passé 10 jours à partager sur nos expérience, à refaire le monde, et aussi a se dire que nous étions des sacrés veinards de vivre cette formidable aventure. Nous nous sommes fait bien plaise au niveau culinaire, avec plusieurs passages au sympathique marché de la ville pour ensuite passer de long moment à se faire des bons plats.
C’était aussi beaucoup d’invitation chez ses amis, car il fallait inviter l’étranger de Sylvain.
Le mieux pour résumer les vacances c’est les photos (et c’est beaucoup mieux en vrai) :

A certain moment si Sylvain s’était appelé Sylvette avec un peu plus de poitrine et un peu moins de poils…..












Sortie à Fianga:





Photos sans commentaires:



J’avais fait la route aller avec un vieux et excellent prêtre italien Guido, le retour a été un peu plus cocasse à bord d’une « occasion du marché » on était 26 à bord (l’équivalent français embarquerait 9 personnes) d’un véhicule de la « confiance express », c’est pratiquement ce qui se fait de mieux, la compagnie est ponctuelle et on n’est pas trop serré, 7h de route avec 10minutes de pose à mi chemin, ça aussi ça fait mal au fion.



Ces quelques jours m’ont bien changer les idées, j’ai rattaquer daildail le boulot et depuis la rentrée je suis des cours d’arabe tchadien et je tiens une après midi par semaine une permanence de soutien en maths et physique pour les premières et terminales dans un centre de soutien scolaire (où travaille Angélique et Max), c’est une sacré blague car j’étais une sacré brèle déjà à l’époque de mon bac donc 8ans après…Je m’en sort pas trop mal car j’ai la chance d’avoir eut une quiche en prof qui m’a appris comment ne pas répondre aux questions (Olivier pour ceux qui le connaissent). Mais ce n’est pas cool donc je vais voir à plutôt prendre des collégiens.


A part ça en ce moment N’djamena semble bouger beaucoup, des travaux un peu de partout rien de comparable à une capitale digne de ce nom, mais on sent que les événements de février sont loin et qu’elle prend à nouveau de l’élan. On n’entend plus trop parlé de rébellion même si l’on sait que dans l’est du pays la situation est toujours plus lamentable.

Le président doit être de plus en plus paranoïaque surtout depuis le jour ou l’un de ses garde du corps a tenté de l’assassiner, (information très peu divulguée car il s’agit d’une personne de la même ethnie que lui) l’armée nationale est maintenant plus armé que jamais, puisqu’elle est équipé d’hélicoptère de combat et parait-il d’avions de chasse ça doit décourager les rebelles dans leurs pick-up.

Le temps est agréable en ce moment, la journée il peu faire très chaud mais c’est une chaleur sèche, et les nuits sont plutôt fraîche.

Sinon avec la team DCC N’djamenoise on se fait aussi régulièrement des sorties le week-end pour travailler le couper décaler.
"A tout moment"

samedi 4 octobre 2008

RAMADAN



La saison des pluies touche à sa fin, depuis début septembre, elles sont de plus en plus espacées, il peut pleuvoir encore un peu début octobre et ensuite il ne pleuvra plus jusqu’en juin l’année prochaine. Le niveau du Chari (fleuve qui traverse N’djaména d’est en ouest) est considérablement monté, il sera à son plus haut début novembre et risque comme chaque année d’inonder certains quartiers de la ville.

Durant le mois d’août j’ai passé du temps avec deux coopérantes espagnoles Brunilde et Diamantina qui suivaient des cours d’arabe tchadien intensifs et qui sont reparties au début du mois pour enseigner en brousse.



Brunilde et Diamantina alias « las Locas »
Association Espagnol Fé y Alegria



Depuis début septembre, le pays a accueilli des nouveaux coopérants, la team DCC de N’djamena s’est renforcée avec l’arrivée de deux nouveaux coopérants : Angélique et Max(imilien), tous deux sont enseignants dans la même école.(nous sommes désormais 4).
Le début du mois était aussi le temps du retour des vacanciers, tous m’ont ramenés de super cadeaux : saucisson, fromage ou chocolat!


Septembre était le mois du ramadan, mon premier en pays à majorité musulmane ; prières, prêches et chants duraient toujours plus longtemps, j’avais parfois l’impression d’entendre les haut parleurs résonner toute la nuit (il y a 2 mosquées tout près de là où je loge).
Le ramadan a un impact dans la vie quotidienne des tchadiens, le prix de certains aliments augmente et comme la plupart des commerces est tenue par des musulmans les boutiques sont ouvertes par intermittences.
Aid-el-Fitr ; fête de la fin du ramadan, jour férié ici, a eut lieu mardi 30, mais jusqu’au lundi soir 20h, la date précise n’était pas connue, il faut que le grand himan jure qu’il a vu la lune.
Difficile dans ces conditions pour les tchadiens amateurs de week-end prolongés dans leurs maisons secondaires sur la côte ou à la montagne de s’organiser et pour bison futé de prévoir le trafic….

Pour l’occase, nous avions prévu une journée glande, rien au programme en se levant le matin, agréable sensation… qui n’aura duré que le temps d’un petit déjeuner en lisant un vieux journal. Arthur m’a téléphoné pour me demander un petit service…transporter le corps de son neveu décédé la veille au soir….on avait visité le malade le dimanche.
Le rendez-vous est prit pour 14h30 à Koundoul un village à une dizaine de kilomètres de N’djaména.
Le matin j’ai fais faire un tour de la ville à Max pour lui montrer un peu comme elle s’étend, et aussi ressentir l’ambiance de fête, voir tous les musulmans vêtus de nouveaux vêtements, magnifique boubous(pour les hommes).
Après ça nous nous sommes arrêtés boire une sucrerie dans un hôtel de luxe, la conso est trois fois plus cher, mais le cadre et le calme sont apaisant.
L’après- midi à donc été essentiellement consacré à Arthur, quand nous sommes arrivés la foule était rassemblée autour du cercueil, les choristes chantaient, les proches et les pleureuses pleuraient, les autres priaient où regardaient.
Quelques hommes ont ensuite chargé le cercueil à l’arrière du pick-up, quelques choristes et des proches se sont aussi installés. Le chef du village et Max étaient avec moi dans la cabine. Le reste des personnes marchaient, un groupe de femmes encerclait la voiture en chantant. Je roulais au pas sur une piste avec des herbes aussi hautes que ma voiture.
Nous avons finis le trajet à pieds car les derniers mètres étaient infranchissables en voiture.
Après une cérémonie devant le cercueil et l’emplacement qui lui a été réservé, le cercueil est descendu, après une ultime prière, les hommes se sont relayés pour l’ensevelir.

Elle ne m’a pas encore touché directement, mais il ne se passe pas une semaine sans qu’une connaissance ne perde un parent ou un proche. (« Un cas de décès »)
Arthur avait déjà perdu deux jours plus tôt sa nièce qui a accouché d’un mort-né….
Journée assez déconcertante… nous l’avons fini devant Bayern-OL.




J’ai consacré pas mal de mon temps libre à Jash, pour aider à aménager ce qui sera, inch Allah, le premier studio d’enregistrement de la capitale.

Jimmy, Harry et Jash dans le futur studio.



EN BREF

Les flics ici sont vraiment pourris (pour une grande partie).
Quand tu te fais arrêter, tu as beau avoir tout tes papiers, une voiture nickel, bon d’accord il n’y en pas beaucoup, ils trouveront quelque chose qui ne va pas, et ce n’est pas la peine de faire une tentative de corruption, ils te l’imposent presque!
Les rares fois où je me suis fais arrêter, j’ai pu m’en rendre compte et une des seules chances de t’en sortir est d’avoir un bon moment devant toi pour négocier…et encore.
Après avoir vérifier les papiers et après avoir effectué un tour très sommaire de la voiture, il revient vers toi et te dit : il y a ça ou ça qui va pas. Un silence suivit d’un « bon comment on fait ? »ou d’un « bon tu me donnes pour manger et c’est bon… »ou « et pour le thé ? » ou encore « donnes moi dix milles »….c’est du moins ce qu’ils m’ont dit quand ils m’ont arrêtés.
Je m’en suis pas trop mal sorti pour le moment soit en négociant, soit en faisant celui qui ne comprenait pas. J’ai payé une seule fois 1000fcfa mais je crois qu’il était un peu énervé, j’ai simulé une conversation téléphonique : « oui bonjour Mr le procureur (ça fait peur ici normalement) je viens de me faire arrêté par un policier, et il me demande quelque chose pour manger……faut rien lui donner ?d’accord merci ».
Je voulais ensuite lui demandé et noter son nom mais j’ai lâché l’affaire car il n’avait pas l’air très content… « On n’a pas finit ensemble et tu téléphones ! », je crois que j’ai fini de l’énerver en lui proposant 200fcfa.
Un ancien volontaire a prit une amende après avoir fait deux fois le tour d’un rond point pour surutilisation du goudron et avec reçu !



Un beau jour les flics se sont mis à arrêter tout ceux qui roulaient sans casque….personne ne mettait de casque pratiquement !

Certains se sont fait enlever leur moto et n’ont pu la récupérer que les jours suivants en échange d’une rançon variant suivant la tête du client et suivant si ils souhaitaient ou non un reçu.
Depuis, c’est encore une minorité, mais des casques de toutes sortes ont poussés sur les motocyclistes tchadiens : quelques casques à peu près normaux, beaucoup de casques de chantiers, des casques type aviateur, même des casques de pompier!





Je vous présente Max et Angélique ; lui a opté pour un casque type aviateur ; elle plus tendance pour un saladier argent finition cuir.

Ils roulent en Panthère « N’djaména road » ça déchire




A part ça pas grand-chose….

Al-salâm alêk.

lundi 18 août 2008

14 JUILLET



Une partie de l’équipe DCC du Tchad sur son 31
De gauche à droite :Yvane, Enseignante à Mongo a fini sa mission début août ; Justine infirmière enseignante à N’djamena, finit en janvier 2010; vous m’avez reconnu ; Emilie, enseignante à Bitkine a finit sa mission début août, Jean-Nicolas, constructeur à Laï reste encore 1an ; Valérie, ergothérapeute à Pala a finit début août ; Sylvain, constructeur à Pala, reste encore 1 an et Alice, prof d’informatique et responsable d’une radio à Laï.


Le champagne ca fait rire......



Je suis pas rancunier, j'ai quand-meme accepté de faire la photo avec l'ambassadeur

UN MONDE MERVEILLEUX….


Et non kedal !!Y a pas de ferreros chez Mr l’ambassadeur, mais je pense quand même que l’année prochaine il y en aura, si il veut passer une bonne soirée…On a quand même pu profiter de notre bonne gastronomie charcuterie et fromage etc. ; Regouter au vin blanc, vin rouge, champagne et whisky et j’en passe, ça faisait longtemps….
Avant de passer à table l’ambassadeur nous a fais un bref discours de soutien au régime en place ce doit être ça la diplomatie….

Les jours qui ont suivis le 14 juillet étaient les derniers jours de visite du président de la DCC et de Pierre-Louis le chargé de mission, nous avons tous eut des entretiens pour faire suivant chacun un bilan de début, de milieu ou de fin de mission.

Le président pour ceux qui étaient encore sur la capitale les jours suivants nous a invité dans un restaurant tenu par un gars du beaujolais ! Encore une occasion manger des plats inhabituels ici.
Pour la petite histoire, le restaurateur s’est tout fait piller suite aux événements de février, même la faïence des salles d’eau a été arrachée !
On a aussi été invité plusieurs fois dans la belle-famille à Pierre-Louis qui est marié à une tchadienne. Ils sont tous les deux repartis autour du 20 juillet.



Petit repas dans la belle famille à Pierre-Louis (qui est au fond, à droite le président)



« un monde merveilleux », C’est le slogan du nouvel opérateur téléphonique ZAIN Koweitien qui vient de racheter CELTEL dont le slogan était « la vie en mieux ».
C’est slogans font doucement rire dans ce pays, d’autant que les 2 opérateurs téléphoniques envahissent pratiquement tous les emplacements publicitaires et que le prix des communications téléphoniques est exorbitant pour le niveau de vie de la population.

Pour l’occasion un concert était organisé, le chanteur ivoirien ; Meiwey avait fait le déplacement.
Pour suivre le concert, on peut s’installer avec sa moto et même sa voiture dans le public.
Le début était annoncé pour 15H, on sait un peut comme ça se passe alors le rendez-vous est donné à 17, mais à 20 toujours rien et on a faim, donc on part pour manger une viande grillé, on repasse à 21, tout le monde est en train de partir, le concert n’aura pas lieu : problème technique. « un concert merveilleux »


J’ai eut l’occasion de rencontrer et de passer pas mal de temps avec certainement les trois seules personnes à venir passer leurs vacances d’été à N’djaména, c’est des anciens coopérants DCC.
Patrick un belge (pas étonnant), un belgicain comme disent les tchadiens, il occupait mon poste de 2003 à 2005, le pauvre est resté 10 jours et a été malade la moitié du temps. Amélie et Églantine qui enseignaient à peu près à la même période sont restées ici environ 3 semaines ; j’ai pu profiter des nombreuses invitations chez leurs amis, à chaque invitation l’accueil est royal.
On s’est fait aussi quelques sorties, pique-nique, on est allé danser à la plantation, le rendez-vous de toute la jeunesse N’djaménoise le dimanche après-midi.

Dans le dos d'Eglantine, c'est Faure

Amélie a donné des spectacles de marionnette dans plusieurs quartier de la ville

J’ai eut aussi l’occasion d’aller un bon nombre de fois à l’aéroport pour raccompagner les vacanciers ou même collègues coopérants, c’est à chaque fois avec un petit pincement au cœur, car les amitiés naissent rapidement, et c’est bizarre pour moi qui suis là encore pour 21 mois de penser que dans quelques heures ils seront en France.


Je ne compte plus le nombre de crevaisons que j’ai eut ce dernier moi, avec des jours à plusieurs, des changements de roues au petit déjeuner, sous la pluie ou encore au moment d’emmener le Belgicain à l’aéroport….
Ça devenait vraiment un souci permanent, surtout quand j’avais à conduire quelqu’un à l’aéroport ça pouvait m’arriver à tous moment donc je me suis résigné fin de semaine dernière à changer mes pneus et mes chambres à air complètement meurtries (154000Fcfa !)
Je n’ai pas encore perdu le réflexe de faire le tour de ma voiture à chaque fois que je monte dedans.


Le 11 août, c’était férié, car c’était le 48ème anniversaire de l’indépendance, pour l’occasion avec une dizaine d’amis nous avons boudé le défilé des policiers, des gendarmes, des militaires et surtout l’exhibition des armes, missiles ou autre chars …
Nous avions décidé de sortir de N’djaména pour se trouver un petit coin tranquille pour pique-niquer, malheureusement, il y avaient aussi des militaires aux sorties de la ville qui nous ont empêché de sortir de la ville, les instructions? ou peut-être étaient-ils frustrés de ne pas faire partie du défilé?
Le soir il y a eut feu d’artifice et aussi démonstration de tir de toutes sortes d'armes! Certain ont cru à un coup d’état !

J’ai assisté à une demie finale et à la finale de basket de la coupe de l’indépendance j’ai un ami qui jouais dans l’équipe qui a gagné.
Le tournoi était sponsorisé par la SHT les matches sont commentés au micro, c’est plutôt sympa. Pour la finale le PDG de la SHT(Société des Hydrocarbures Tchadiens),qui sponsorisait le tournoi, le ministre des sports et d’autres officiels étaient présents. Entre les différentes périodes de jeu les joueurs sont appelés à faire des photos avec un petit bout du gratin, même pendant les temps morts, le gratin se fait photographié sur le terrain et entre les actions on remercie chaleureusement le PDG qui a financé le tournoi.
Une brochure était distribuée à l’entrée ventant la bonne gestion et l’entière transparence des revenus du pétrole, et les bons soin du président pour son peuple. ( foutaise bien sur)


J’ai été inviter à fêter ça avec l’équipe et quelques supporters. Si j’avais su que j’allais tous les emmener…je les aurais rejoins un peu plus tard. Je n’ai pas put compter, ils devaient être à peu près 25 dans la benne et sur le toit de mon pauvre pick-up ! (J’avais pas changé les pneus encore).Et une bande de basketteurs dans leurs ville avec la coupe en main ça fait du bruit et ça secoue la voiture, j’avais l’impression de naviguer un bateau et mes feux éclairaient le ciel !!L’équipe a fêté la coupe et moi mes pneus qui ont résistés.

Je pensais qu’il pleuvrait tout le temps pendant la saison des pluies, il doit pleuvoir une à deux fois par semaine, il fait toujours très lourd il peut tomber des cordes dans un quartier et pas une goutte dans le quartier voisin.
Le 3 août nous avons eut une pluie monumentale, il est tombé 105mm en 2heures environ, (j’ai lu que dans le partie sahélienne du pays, là où se trouve N’djamena il pleut chaque année entre 250 et 500mm) beaucoup de constructions se sont effondrés notamment dans mon quartier, impossible de savoir combien mais il y a eut des victimes.
Ce serait la catastrophe si une grosse pluie venait à tomber à nouveau car de nombreuses habitations de terre ont leurs fondations fragilisés par l’humidité entraînée par la grosse pluie.





Ma caisse après la pluie du 3 aout


Voilà un peu les dernières nouvelles.
J’ai l’impression d’être là depuis bien longtemps maintenant et ça fait que 3 mois. Je galère toujours au niveau du boulot, mais il me plaît bien et je dois aller passer quelques jours en formation chez mon collègue Sylvain à Pala fin septembre ou début octobre.
J’assimile petit à petit les noms de toutes personnes que je rencontre depuis le début de mon séjour, je commence à mieux connaître la ville et la géographie du pays.

« On est ensemble »

lundi 14 juillet 2008

VIVE LE FOOT

C'est le début de la saison des pluies, on a eut un soir de cette semaine une très grosse pluie accompagnée de vents violents. Quelques arbres se sont couchés et des maisons en terre se sont écroulées. Dans certains quartiers de la ville, on avait de l'eau jusqu'aux genoux.
Les pluies font descendre les températures et il fait déjà beaucoup moins chaud, (aujourd'hui 36°maxi), donc on dort déjà beaucoup mieux et le sol gras a remplacé la poussière ambiante.

Ce dernier moi a commencé avec une semaine un peu bizarre (autour du 10juin) il y a eut une poussée rebelle dans l'est du pays qui a été stoppé, d'une part grâce à la saison des pluies qui commence et aussi suite à une intervention musclée de l'armée tchadienne. Nous recevions des messages de l'ambassade afin d'être tenu informé, j'ai cru quelques temps que j'allais rentrer passer quelques jours en France.
Certain N'djamenois ont même quitté la ville pour se rendre dans le sud du pays ou au Cameroun, de peur de revivre les événements de février. La plupart sont partagés entre l'envie de voir changer leur situation et la peur de nouveaux affrontements qui s'ils aboutissaient par une victoire des rebelles serait inévitablement suivi d'une période d'instabilité.
De plus les tchadiens sont bien placés pour savoir que rien ne garantie que le prochain régime sera meilleur que l'actuel…..
Pour ma part la situation n'a pas vraiment changé si ce n'est que dans la ville on croisait beaucoup plus de militaires qu'à l'habitude et qu'il y avait un balai incessant de camions chargés par des armes de toutes sortes qui sortaient et entraient dans la présidence.
Maintenant on est tranquille au moins jusqu'à la fin de la saison des pluies.

Le moi dernier c'était aussi le moi du BAC, dans certaines salles d'examen à la condition que tous les candidats soient Ok et moyennant 500fcfa, il était possible de tricher en toute impunité. J'ai eut par hasard l'occasion de constater la triche dans une salle d'examen de BEPC lors d'une de mes visites de chantier.
On a déjà vu des titulaires du BAC ne sachant pas écrire leur nom !
(le pays a déjà reçut le triste titre de pays le plus corrompu au monde).

Durant ce moi qui viens de s'écouler, comme la capitale est le carrefour de tous ceux qui voyage, j'ai eut l'occasion de rencontrer une bonne partie des coopérants DCC du Tchad.
Certains finissent leurs deux années de coopération, d'autre rentre en France pour quelques semaines de congés.
C'est très intéressant d'échanger sur ce que chacun vit ou a vécu, on peut ainsi se rendre compte que ce pays a de multiples visages.
Une première pour moi, on est sorti un soir pour boire une bière dans un restaurant français (coté jardin), on se croyait en France :les tables étaient propres, aucune mouches, aucun moustiques, aucunes capsules sur le sol, de la musique qui ne grésille pas et dont le volume nous permet de nous entendre. Seule ombre au tableau, il y a très peu de tchadiens à part les employés et ceux qui peuvent se permettre de payer leur consommation trois fois plus chère que dans les autres « alimentations » (bar).
On s'est fait envie en regardant la carte des menus….
On a en ce moment même, la visite de Pierre-Louis ; le responsable de tous les coopérants DCC du nord du Tchad, il est accompagné par Frédéric Mounier ; journaliste et président de la DCC.



Quelques notions de prix :
100fcfa = 0,15€ soit 1 f français.
Le litre de gasoil est à 690fcfa, une baguette de pain (on trouve presque tout dans une capitale) 125frcfa, un pot de confiture c'est 2000fcfa. Une heure d'internet au cyber café c'est 2000frcfa.
Un sac de mil (100kg), c'est la denrée de base des tchadiens, son prix varie suivant la saison : environ 10 000fcfa en période de récolte 25000fcfa en ce moment!
Dans la capitale tout ce qui concerne l'alimentation peut être 2 fois plus chère qu'en brousse, exemple une chèvre à Ba-illi, ville de brousse à 260km de N'djamena coûte environ 12000fcfa, à N'djamena elle est à 25 000fcfa.
Un paquet de bâtons (cigarettes) coûte 500frcfa, on peut acheter pour 25fcfa un bâton à l'unité. Une « sucrerie » dans une alimentation (coca, fanta….) c'est 350frcfa.
Les matériaux de construction sont hors de prix par rapport au niveau de vie du pays, exemple un sac de ciment (50kg) c'est 11 000fcfa.
Au marché tout ce négocie ou presque. Par exemple, une montre proposée à 10 000fcfa obtenue à 2000fcfa, une lampe de bureau à pile proposé à 4500fr sans les piles, acheté à 2500 avec les piles.
Si tu crèves, tu démontes ta roue et tu l'emmènes « coller », on peut trouver des réparateurs à tous les coins de rue. L'opération prend 5 minutes et coûte 500frcfa par trou, j'ai déjà crevé 4 fois depuis que je suis là.
Mon salaire est de 105 000fcfa par moi, ce qui correspond à 1050fr, soit 160€, je suis en plus nourri logé et blanchi, c'est-à-dire une situation très convenable pour le pays.
Pour la majorité des tchadiens, le but est d'avoir de quoi manger.



Merci les bleus !!

J'ai eut l'occasion de suivre l'épopée de nos bleus depuis ce qu'on appelle ici des ciné-foot : un hangar en tôle, des poteaux en bois, un écran géant.
Contre 100fcfa on peut se joindre à la centaine d'autres téléspectateurs et profiter de la chaleur étouffante et de l'ambiance plus ou moins animée suivant la qualité du spectacle.
Comme les Tchadiens sont bon public, au début de chaque match la majorité était pour la France, mais à la fin des deux derniers matches, je me suis senti bien seul dans l'assemblée qui s'était ralliée au vainqueur….facile !


Le match de foot…..

Richard, un jeune de Kabalaye le quartier où j'habite m'a proposé de faire partie de l'équipe de la paroisse pour affronter celle d'un quartier voisin.
J'étais très enthousiaste pour faire cette partie de foot, j'avais besoin de me défouler et j'avais à cœur de montrer un autre visage du football français.
Match qui s'est avéré être presque officiel, puisque nous étions vêtu de maillots, que pour l'occasion les cages avaient été équipées de filets et qu'il y avait trois arbitres pas officiel, faut pas exagéré.
Pas la peine de préciser que le terrain n'est pas en gazon, simplement qu'il y a des pierres telles que même avec des chaussures de randonnées on peut se faire une entorse…mais ça n'empêche pas certain de jouer pieds nus !J'ai hésité mais comme j'avais pris mes baskets…
J'ai commencé à moins rire lorsque l'arbitre a annoncé le temps de la rencontre 2x45min alors que nous n'avions pas de remplaçant.
Le début est programmé à 16h, il fait une chaleur folle et après le bref échauffement j'en peux déjà plus.
Je crois que j'ai tenue ½ heure, j'étais à l'attaque et mes sprints dans le vent ou pour accompagner le ballon en sortie de but m'ont asphyxié.
Lorsque je suis sortis du terrain pour me faire remplacer (des remplaçants étaient arrivés en renfort) les quelques deux ou trois cents spectateurs ont tous d'un seule voix………éclaté de rire.
A la fois en ayant simplement réussis à obtenir un corner je ne m'attendais pas à recevoir une ovation.
J'en tenté d'obtenir un peu de soutien auprès de la bande d'enfants qui étaient montés sur ma voiture pour suivre le spectacle en leur expliquant que d'une part chez moi il ne fait si chaud et en admettant que nous les blancs on court un tout petit peu moins vite.


Bon j'arrête là pour aujourd'hui, j'ai a faire, ce soir je suis convié à la réception de Mr l'ambassadeur pour la fête nationale. Y a intérêt d'avoir des ferreros parce que j'ai ruiné ma paye pour me faire tailler un costard (obligatoire pour entrer à l'ambassade et accéder à la fête).15000, le tissus de bonne qualité, et 15000 la confection.

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